Qu'est-ce que le syndrome métabolique ?

12 mai, 2020
Le syndrome métabolique est un état pré-pathologique associé au sédentarisme. Dans cet article, nous vous en disons davantage.

Mener un mode de vie sédentaire est nocif pour de nombreux aspects de notre santé. Bien que nous considérions souvent la composante esthétique pour définir une personne en bonne santé ou non, celle-ci peut être le reflet de ce qui se passe à l’intérieur de l’organisme. Le syndrome métabolique est un problème qui peut affecter en ce sens.

L’une des composantes les plus importantes à prendre en compte pour mener un mode de vie sain est la composante hormonale. Le système hormonal peut être sérieusement altéré par un état connu sous le nom de syndrome métabolique, propre au sédentarisme.

Qu’est-ce que le syndrome métabolique ?

Le syndrome métabolique est un ensemble de facteurs ou de paramètres biochimiques, physiologiques et cliniques qui déterminent un risque sensiblement accru de souffrir de maladies cardiovasculaires et du diabète mellitusAinsi que de décès résultant de ces maladies.

Ce syndrome est assez fréquent chez les personnes qui ont une mauvaise alimentation et aucune activité physique. Autrement dit, chez les personnes sédentaires. Il se compose des paramètres, symptômes et signes suivants :

  • Niveaux élevés d’insuline dans le plasma sanguin.
  • Augmentation des taux de triglycérides dans le sang.
  • Niveaux élevés de cholestérol. Cette élévation de cholestérol se situe à la fois dans le plasma ainsi que dans la paroi des artères.
  • Intolérance à l’exercice physique, avec une fatigue très rapide.
  • Obésité de type central. Cela signifie que la graisse est principalement répartie dans la région de l’abdomen et des hanches.
Un homme avec une surcharge pondérale au niveau abdominal.

Quelles sont les causes ?

En général, et comme nous l’avons mentionné, le syndrome métabolique est le résultat du sédentarisme. Dans cet article, nous allons approfondir davantage les causes principales de cet état pré-pathologique.

Consommation élevée de graisse

Avoir une alimentation riche en graisses, et surtout en graisses saturées, entraîne non seulement une accumulation de cette graisse dans les réserves adipeuses. Mais également une élévation des niveaux de triglycérides dans la circulation sanguine.

Si le taux de graisse reste constamment élevé dans la circulation, cela favorise son dépôt dans les tissus comme le coeur ou le foie. Par ailleurs, elle va modifier le profil hormonal et ralentir le métabolisme. Cela favorise alors l’obésité et crée un cercle vicieux difficile à rompre.

En outre, ces aliments sont riches en cholestérol, spécialement en cholestérol LDL, connu comme le mauvais cholestérolCes substances peuvent s’accumuler dans les artères et favoriser des événements ischémiques tels que l’infarctus du myocarde ou l’accident vasculaire cérébral.

Consommation excessive de sucres

Une ingestion élevée d’aliments riches en glucides simples, comme les sucreries, les pâtisseries industrielles ou la malbouffe -aliments qui sont riches aussi en graisses saturées- entraîne en permanence un taux élevé de glucose dans le sang.

Cela stimule alors la sécrétion pancréatique de l’insuline qui, face à de tels stimuli continus et soutenus, peut devenir insensible à ces taux de glucose. Dans cet état, le pancréas aura de plus en plus de difficulté à sécréter l’insuline. Ce qui pourrait causer un diabète de type 2.

Manque d’activité physique

Les habitudes mentionnées ci-dessus sont dans tous les cas malsaines. Cependant, elles peuvent partiellement être compensées par une pratique sportive intense et régulière.

En effet, l’exercice physique demande de l’énergie au corps et peut brûler le glucose et les graisses présentes dans la circulation sanguine. Ainsi, elles évitent de s’accumuler dans les tissus. Cela aide également le pancréas à sécréter l’insuline.

Néanmoins, s’il n’y a aucune activité physique, comme c’est souvent le cas chez ces patients, le problème s’amplifie et finit par développer les complications décrites auparavant : obésité, maladie cardiovasculaire et diabète.

Une femme qui court sur un tapis roulant de fitness.

Traitement du syndrome métabolique

Le traitement de cette affection est fondamentalement hygiénique et diététique. Cela signifie qu’aucun traitement pharmacologique n’est nécessaire, ni aucune procédure chirurgicale. Voici quelques mesures très utiles à mettre en place :

  1. Changer l’alimentation. Donner la priorité aux aliments frais et d’origine végétale. Ajouter des viandes maigres comme la dinde, le poulet et le poisson.
  2. Commencer à faire de l’exercice. Au début, il peut être d’intensité faible, mais il est conseillé de l’augmenter de façon progressive.
  3. Se reposer correctement. L’organisme a besoin de repos pour maintenir le système hormonal en bonne santé.

Ce sont les lignes directrices principales recommandées pour perdre du poids. Dans ce cas, nous souhaitons souligner l’importance de consulter un professionnel expert en nutrition pour évaluer chaque cas. Cela peut être un endocrinologue ou un nutritionniste.

C’est essentiel car souvent la personne se trouve à la limite entre développer le diabète et ne pas le développer. L’aide d’un professionnel évitera donc des rechutes et des risques éventuels dans le processus. L’état de santé optimale est ainsi plus rapidement atteint.

  1. Shin JA, Lee JH, Lim SY, Ha HS, Kwon HS, Park YM, et al. Metabolic syndrome as a predictor of type 2 diabetes, and its clinical interpretations and usefulness. Vol. 4, Journal of Diabetes Investigation. 2013. p. 334–43.
  2. Park YW, Zhu S, Palaniappan L, Heshka S, Carnethon MR, Heymsfield SB. The metabolic syndrome: Prevalence and associated risk factor findings in the US population from the Third National Health and Nutrition Examination Survey, 1988-1994. Arch Intern Med. 2003 Feb 24;163(4):427–36.
  3. Paley CA, Johnson MI. Abdominal obesity and metabolic syndrome: Exercise as medicine? Vol. 10, BMC Sports Science, Medicine and Rehabilitation. BioMed Central Ltd.; 2018.