La thérapie cellulaire pour traiter les blessures sportives

07 septembre, 2020
L'utilisation de la thérapie cellulaire pour le traitement des blessures sportives est déjà considérée comme une possibilité évidente en traumatologie. Nous vous expliquons dans cet article quels sont ses avantages et quelles sont les maladies les plus favorisées.
 

La traumatologie a été la première à mettre en œuvre la thérapie cellulaire pour le traitement des blessures sportives. Nous entendons par là l’utilisation de cellules souches pour régénérer des tissus qui ont été endommagés.

L’une des premières utilisations a été le cartilage. Dans ce cas, des cellules souches sont injectées pour créer de nouveaux chondrocytes, qui sont situés dans les zones cartilagineuses qui ont été brisées ou endommagées par un traumatisme. Les résultats sont plus que prometteurs, et déjà des athlètes d’élite l’essaient sous autorisation.

Le traitement par thérapie cellulaire est en phase transitoire, entre l’expérimentation nette et l’application thérapeutique plate. Presque tous les pays exigent que la demande soit d’abord approuvée par un organisme de réglementation et qu’elle soit effectuée dans des centres pré-approuvés.

Cependant, il est entendu que c’est l’avenir de la régénération de la médecine du sport. Il ne faudra pas longtemps pour que son utilisation se généralise et devienne également accessible aux athlètes amateurs.

Quels sont les avantages de la thérapie cellulaire ?

La thérapie par cellules souches présente des avantages très importants par rapport à d’autres thérapies de récupération. Cela est particulièrement vrai si l’on ajoute à cela la comparaison avec les procédures chirurgicales, dans lesquelles le médecin doit inciser les tissus et pénétrer dans le corps.

Les cellules souches ont la capacité de réguler l’inflammation. Lorsqu’elles sont injectées dans un tissu endommagé, non seulement elles le réparent en recréant les parties manquantes, mais elles stoppent également le processus inflammatoire qui était présent. Cela permet de réduire les dommages liés à la blessure initiale, qui peuvent s’étendre sur des années.

 

La thérapie cellulaire est dite immunorégulatrice, c’est-à-dire qu’elle présente des caractéristiques qui ralentissent le processus inflammatoire incontrôlé. Une fois que l’accumulation de liquide et de cellules provenant de l’inflammation est régulée, de nouvelles cellules apparaissent et, au lieu d’une cicatrice, le tissu semble renaître.

Un footballeur blessé.

Un autre avantage des cellules souches est l’augmentation du flux vasculaire. Ces cellules stimulent la formation de nouvelles connexions artérielles et veineuses qui rétablissent la circulation sanguine. Ce dernier agit comme un analgésique et diminue la douleur.

Blessures pouvant bénéficier de la thérapie cellulaire

Sur le long terme, les applications de la thérapie cellulaire semblent infinies. Pour l’instant, certains traumatismes liés au sport ont déjà reçu les bienfaits des cellules souches avec de bons résultats.

L’appareil ostéoarticulaire en est le premier bénéficiaire. Dans l’épicondylite latérale, par exemple, le recours à la médecine régénérative semble inéluctable.

Des tests ont été effectués pour réparer les ruptures de la coiffe des rotateurs, mais aussi du genou, notamment au niveau du ligament croisé antérieur. La grave lésion du tendon d’Achille est un autre domaine où les cellules souches ont montré leur efficacité.

 

Toutes ces blessures sportives que nous évoquons sont généralement résolues par la chirurgie. Le médecin doit ouvrir les tissus pour y pénétrer et les réparer, avec le risque des effets ultérieurs que cela implique. Si la cicatrice de la blessure et la récupération ne sont pas bonnes, l’athlète peut être contraint d’abandonner l’entraînement.

La thérapie cellulaire semble empêcher une mauvaise guérison. Cela augmente les chances d’un retour rapide au sport, avec un minimum de conséquences néfastes. Ainsi, le retour à l’entraînement peut être rapide.

Utilisation d’adjuvants dans le traitement

La thérapie par cellules souches est maintenant appliquée avec d’autres adjuvants. Il s’agit de substances qui complètent l’action régénératrice et améliorent les résultats finaux.

Une blessure au genou.

Le problème des adjuvants est que plusieurs d’entre eux sont à la limite des autorisations sportives et pourraient être considérés comme du dopage. Un exemple typique est celui des préparations de plaquettes, qui sont interdites dans plusieurs sports professionnels.

Les plaquettes sont prélevées chez le patient à traiter lui-même et sont placées à côté des cellules souches. Cela accélère le processus de guérison et fournit les nutriments nécessaires à la création de nouvelles cellules.

 

L’autre adjuvant largement utilisé est le support ou l’échafaud biologique. Dans ce cas, il s’agit de substances qui servent de guide et de gardien pour les cellules souches, comme l’hydroxyapatite et la fibrine.

La thérapie cellulaire est un avenir proche

Les progrès de la recherche en matière de thérapie cellulaire régénérative sont inéluctables. Il ne faudra pas longtemps avant qu’elle soit intégrée comme option de traitement dans la médecine sportive.

La législation doit encore être adaptée et la connaissance des effets à long terme doit être améliorée, mais les résultats sont déjà prometteurs. Le sport professionnel d’élite est le premier à l’essayer et, à terme, son utilisation sera étendue aux athlètes amateurs.

 
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