Auto-leadership : comment commencer ?

28 octobre, 2020
Dans un premier temps, le concept d'auto-leadership peut sembler étrange. Dans cet article, nous vous présentons quelques étapes pour le mettre en pratique dans la vie personnelle et sportive.

Le leadership est la capacité de chaque personne à influencer et à motiver les autres pour atteindre leurs objectifs, buts ou programmes, selon Garza Carranza, Guzman Soria et Gallardo Aguilar (2018). En revanche, l’auto-leadership consiste à reconnaître ses propres émotions, pensées ou objectifs.

Grâce à l’auto-leadership, les personnes peuvent prendre des décisions concernant leur vie. Il existe deux facteurs importants pour qu’un individu puisse choisir, qui sont la confiance et la conscience.

Cependant, lorsque l’on parle de sport, l’auto-leadership aide à affirmer les objectifs et les habitudes d’entraînement. Comme le mentionne Linares (2001), dans ce domaine, il est important d’ajouter la motivation personnelle et l’autogestion afin d’atteindre les buts planifiés.

Auto-leadership : facteurs importants

Tout d’abord, il est essentiel de garder à l’esprit le type de personnalité et les préférences de chacun pour le sport réalisé. De la même manière, il est primordial de savoir ce qui nous motive pour avancer dans notre vie personnelle et professionnelle.

Une fois que ces points sont clairs, nous pouvons passer au reste, peu importe l’ordre. Voici donc les facteurs qui favorisent l’auto-leadership :

  1. Connaissance de soi : se connaître soi-même, c’est comprendre et identifier ses pensées et ses émotions dans diverses situations. Cela permet de connaître leur origine et la façon dont elles nous affectent dans la vie quotidienne. C’est donc essentiel pour identifier ses propres limites dans chaque activité.
  2. Autonomie : elle permet de contrôler les priorités et, de cette façon, d’être autonome dans la prise de décision. Grâce à l’autonomie, un sportif génère une responsabilité sur chaque action.
  3. Estime de soi : il est fondamental que les critiques, les évaluations et les perceptions de soi-même se fassent de façon positive.
  4. Motivationelle permet de garder une humeur positive, dans le but de créer une constance dans les activités. Il en résulte un accomplissement des objectifs, des buts orientés et un meilleur engagement.
  5. Autogestion: cela implique d’apprendre à réguler ses émotions en les analysant et en acceptant les commentaires pour s’améliorer.
Une femme sportive qui écoute de la musique dans une salle de sport.

Types de leadership

Selon Hernandez Mendo et Canto Ortiz, il existe trois types de leadership. Le premier, autoritaire, est celui d’une personne qui aime donner des ordres. Elle se montre parfois agressive et veut garder le contrôle sans recevoir aucune aide.

Le deuxième type, démocratique, souhaite générer un équilibre au sein du groupe. L’atmosphère est alors positive et tous les membres du groupe aiment travailler dans le même sens.

Enfin, le troisième type est celui du laissez-faire. Il s’agit d’une personne qui n’aime pas être leader. Ce type d’individu ne se soucie pas du groupe, a une colère passive et n’aime pas communiquer.

Ceci dit, pourquoi est-il important de connaître les types de leadership ? Car, lorsqu’une personne comprend à quel type de leadership elle est le plus liée, ou vers quoi elle souhaite aller, elle peut avoir une vision plus claire de la façon de commencer à gérer son propre leadership. 

Autrement dit, l’individu parvient à s’identifier à un type, et peut le prendre comme exemple pour se motiver à travailler dans ses activités préférées.

Premiers pas vers l’auto-leadership

La première action pour mettre en œuvre l’auto-leadership est de se connaître soi-même. Cela permettra d’identifier la partie forte et la partie faible en nous afin de chercher des outils pour affronter quelconque situation qui pourrait se présenter.

Ensuite, l’auto-apprentissage implique d’accepter les erreurs et de vouloir les changer. Grâce à la connaissances des points faibles et des points forts, chacun cherche un guide, une aide ou une solution à chaque besoin.

Une femme qui court.

Puis, il faudra établir des objectifsLorsque la personne a définit ses besoins, l’étape suivante consiste à déterminer les buts souhaités ainsi qu’à analyser les différents moyens pour les mettre en place. Grâce à cela, il sera plus facile de suivre un programme clair et précis.

La planification, une étape clé

Quand tout ce qui précède est consolidé, c’est le moment de planifier. Cela consiste à dresser des listes d’idées, des dessins et des schémas dans le but de les garder à l’esprit à tout instant. En outre, il est essentiel de consacrer du temps à l’accomplissement afin que la motivation perdure au fil des jours.

Lorsque tout cela est mis en place, il est fondamental de procéder à des ajustements en fonction de la réalité de chacun. Cela garantira également une certaine souplesse de changement et d’adaptation selon l’action du moment et les progrès atteints.

Diriger avec son mental et son cœur dans le sport

Lorsqu’un sportif professionnel ou non professionnel saisit la pertinence de l’auto-leadership, il est capable de se gérer plus facilement et de manière plus productive. En effet, l’athlète doit toujours garder à l’esprit que chaque décision qu’il prend se fera en fonction du type de leader qu’il considère ou souhaite être.

Enfin, il ne faut oublier les besoins et les outils qui pourront s’adapter à la réalité de chaque individu dans le but d’atteindre les objectifs. Il est effectivement tout à fait possible de parvenir à une bonne communication dans l’équipe avec un soutien adéquat des professionnels.

  • Arcos, Torrado, Andrade y Aizate. (2011). Evaluación del liderazgo informal en equipos deportivos, 43(1). Revista Latinoamericana de Psicología. Recuperado de: http://www.scielo.org.co/pdf/rlps/v43n1/v43n1a13.pdf
  • Garza Carranza, Guzmán Soria y Gallardo Aguilar. (2018). El autoliderazgo y la inteligencia emocional: un estudio de la generación de los millenials. 43(2), Ciencia y sociedad. Recuperado de https://www.researchgate.net/publication/326639816_El_autoliderazgo_y_la_inteligencia_emocional_un_estudio_de_la_generacion_de_los_millennials
  • Hernández Mendo y Canto Ortiz (s.f). El liderazgo en los grupos deportivos, 1(2). Recuperado de http://psicologia.del.deporte.uma.es/archivos/liderazgo.pdf
  • Linares. R. E (2001) Psicología del deporte: la ventaja deportiva psicológica una mirada distinta. ED: Editorial Brujas. Argentina